Fondation Yvon Lamarre

Sensory Fragments

Vision commune

2021

CLIENT

Fondation Yvon Lamarre

EMPLACEMENT

Montréal, Québec

ÉQUIPE

Andrew King
Marie El-Nawar
Mathieu Cloutier

Le projet de recherche Sensory Fragments fait de la conception un outil pour améliorer de façon concrète et significative le quotidien de personnes vivant avec des différences. Il présente des solutions architecturales pour répondre aux besoins spatiaux des adultes sur le spectre de l’autisme et, dans cette optique, propose une expérience spatiale, visuelle et haptique repensée.

Commande de la Fondation Yvon Lamarre, un organisme reconnu œuvrant auprès des adultes autistes, le projet vise à aider les parents qui manquent de ressources et de services lorsque leur enfant devient adulte. Il est destiné à promouvoir l’intégration sociale et communautaire des personnes qui vivent avec une déficience intellectuelle, avec ou sans trouble du spectre de l’autisme, et avec ou sans handicap physique. Sensory Fragments a pour objectif d’assurer un avenir heureux à ces personnes en les aidant à devenir autonomes, de résoudre certaines situations difficiles et de tendre une main secourable aux familles.

La Fondation Yvon Lamarre souhaite offrir à ses résidents des espaces de vie accessibles, confortables et calmes. À partir de cette prémisse, l’équipe de conception s’est lancée dans des recherches théoriques exhaustives pour mieux comprendre le sujet, l’approfondir, puis trouver les solutions architecturales appropriées.

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Maisons, espaces communs, espaces de transition, espaces extérieurs

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Séquence, seuil, perspective, identité

Échelle sensorielle

Exemple d’échelle sensorielle pour une résidence. La relation spatiale entre les pièces est basée sur la logique et la notion de compatibilité sensorielle.

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Matrice de proximités

La matrice de proximités évalue le degré de compatibilité des différents programmes. Elle est divisée en trois types de proximités : souhaitable, neutre ou peu souhaitable.

Les personnes qui vivent avec un trouble du spectre de l’autisme (TSA) captent les informations sensorielles différemment, ce qui change leur façon de percevoir et d’interpréter l’espace. Elles peuvent donc avoir des réactions plus vives ou atténuées par rapport à leur environnement. Le projet propose un nouveau modèle pour la conception de milieux de vie faisant appel aux sens : des espaces inclusifs et adaptés qui encouragent l’autonomie physique des adultes vivant avec un TSA.

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Divisée en trois chapitres – recherche scientifique, conception et application –, la recherche pourra servir de guide dans la conception de différents types d’espaces de vie pour les personnes vivant avec un TSA.

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